Château

Ouverture exceptionnelle pour les journées du patrimoine les 21 et 22 septembre 2019 de 14H à 18H. Visites commentées.

C’est en 1829 que l’architecte Pierre Lorotte, élève de Claude Nicolas Ledoux, achève la construction du château de Vaugien, inspiré par les styles italiens de l’époque. Commandé en tant que relais de chasse par Amable de Thellusson, il subira des modifications au cours des âges notamment les ailes est et ouest rajoutées en 1904.

Le domaine de Vaugien est un lieu hors du commun avec son parc boisé de plus de 40 hectares, ses arbres centenaires et ses allées de tilleuls.

CHRONOLOGIE

Vaugien était le château seigneurial de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.

Un bref résumé de la généalogie permettra de restituer l’histoire de cette propriété qui s’est, depuis tojours, transmise par les femmes.

Amable, comte de Thellusson de Sorcy (1793-1843), fils de Jean-Isaac de Thellusson (1764-1828), épouse en 1821 Gabrielle Baguenault de Puchesse (1802-1886), héritière des terres de Vaugien. Quatre filles naîtront de ce mariage : Laurence, Berthe, Henriette et Hélène (1829-1910). Cette dernière épouse le marquis de Vaulserre. L’aînée de leurs six enfants, Berthe (1849-1918), par son mariage avec Henri de Wendel, maître de forge en Lorraine, fait entrer la famille Thellusson dans le monde de la très grande industrie. Arrière-arrière-grand-mère de l’actuel propriétaire, elle fera de Vaugien un centre de famille.

Revenons en...

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 Amable de Thellusson, par son mariage avec Gabrielle Baguenault de Puchesse, devient propriétaire des terres de Vaugien. Cet homme, affable et prévenant, trouve le château d’alors trop petit pour recevoir ses nombreux amis aux parties de chasse giboyeuse qu’il organise. Il le fait donc raser et, en 1829, fait construire, dans ce parc boisé de plus de quarante hectares, le château actuel. 

Cette demeure rectangulaire, avec son toit terrasse et sa loggia au second étage, est à l’image des grandes demeures italiennes. Son toit en terrasse est entouré d’une bordure ornementale en pierre.

Mais le château de Vaugien se distingue surtout par le raffinement de sa décoration intérieure.

Les hauts murs des salons du rez-de-chaussée sont recouverts de tentures et les motifs dessinés sont reproduits sur les rideaux dans le prolongement de ceux des tentures. De sorte que le dessin fait le tour de la pièce en continu. Tout est resté à l’identique : rideaux, tentures, peintures, faux marbre, rien n’a été touché.

Au-dessus des portes, l’on trouve des bas-reliefs. L’escalier monumental est décoré de fioritures à l’italienne. Un petit balcon à la “Roméo et Juliette”, caché dans le placard d’une chambre, donne sur cet escalier.

A l’étage, une verrière bordée de motifs floraux aux tons bleus dispense un éclairement zénithal sur une entrée dont la mezzanine est soutenue par des colonnes de marbre.

Lorsque le choléra sévit à Paris, la famille Thellusson se réfugie à Vaugien et personne n’est atteint. Madeleine de Nos, fille de Laurence de Nos, une des 4 filles du comte de Thellusson, raconte:

“Cette charmante habitation avait été créée par mon grand-père Amable de Thellusson et ensuite embellie par ma grand-mère qui y a passé de si longues années et qui s’y plaisait tant. Sa maison était tenue de la façon la plus élégante pour l’époque.

On se nourrissait des fruits et légumes du potager, des volailles de la basse-cour, du gibier qu’on avait tué à la chasse. Et le fumier des écuries donnait aux géraniums et aux bégonias un éclat  incomparable. On séchait dans les greniers les fleurs de tilleuls pour en faire des tisanes qui, sucrées au miel, calmaient les maux de gorge ; avec les fleurs d’orangers, on confectionnait une liqueur qui, sur un morceau de sucre, servait de somnifère et qui mêlée à de la meringue, parfumait des friandises servies à la fin des repas.

Cette maison était pour nous tous un charmant centre de famille et chacun l’aimait.

Le Hall des quatre saisons

Le Hall est l’entrée principale du château, elle est sobre et ses quatre colonnes lui donnent cependant un coté majestueux.

Une tapisserie et un bronze de Diane chasseresse ornent la montée de l’escalier de maitre.

Deux grandes statues représentant deux saisons de l’année habillent la pièce. Cette pièce imposante avec ses colonnes permet d’accéder aux pièces de réception et à l’Atrium. Le sol en pierre avec des cabochons noirs rappelle les grandes demeures italiennes dont s’est inspiré l’architecte Pierre Lorotte élève de Claude Nicolas Ledoux.

Cet ensemble est appelé Atrium qui veut dire : « partie centrale du bâtiment ».

Cet atrium est dans le style Palladien à l’image des palais italiens de Venise et de Florence.

Vous y retrouvez des colonnes en marbre et en plâtre, une main courante tout autour du péristyle (Galerie de colonnes faisant le tour intérieur de l’édifice) soutenue par des balustres et un sol en mosaïque pour rappeler les palais italiens. Le principe de cette architecture permettait à la lumière de se diffuser à l’ensemble des pièces.

De part et d’autre de cet atrium sont distribuées sur 2 étages une quinzaine de chambres (et cabinets de toilette) numérotées qui permettaient de loger de nombreux invités. Tout a été prévu pour leur confort.

Certes, il y faisait froid l’hiver, mais on était chaudement vêtu et il y avait de belles flambées dans toutes les cheminées.

L'Atrium:
La partie la plus étonnante du château

La Cuisine

 

 

 

La cuisine du Château de Vaugien est une des pièces restée le plus dans le « jus de l’époque ». Parfaitement équipée pour le XIXème siècle avec ce grand four piano et ces nombreux ustensiles, elle permettait aux cuisiniers de subvenir aux appétits des nombreux convives.